Le Nunavut n’a pas coupé les fonds de la maternelle à temps plein
«Couper le financement» implique que du financement avait été accordé au départ, ce qui n’est pas le cas.
Je souhaite profiter de cette occasion pour clarifier certaines allégations faites dans la lettre au rédacteur en chef intitulée “Iqaluit’s francophone parents, school commission, need unity of purpose” (Les parents francophones d’Iqaluit, la commission scolaire, un seul et même objectif) et publiée sur le site web du Nunatsiaq News le 28 janvier 2015.
En dépit de ce qui était mentionné dans la lettre citée plus haut, le ministère de l’éducation n’a pas coupé de financement au programme de maternelle à temps plein offert par la Commission scolaire francophone du Nunavut (CSFN).
« Couper le financement » implique que du financement avait été accordé au départ, ce qui n’est pas le cas.
Le ministère de l’éducation fournit du financement pour la prestation d’un programme de maternelle à temps partiel à travers le Nunavut, et ceci inclut la CSFN et l’école des Trois-Soleils.
La CSFN a bien reçu son enveloppe de financement annuelle de la part du ministère pour l’année en cours et, jusqu’à tout récemment, était en mesure d’exploiter ce programme qui est, semble-t-il, une priorité de cet organisme. Comme il n’y a eu aucune modification en matière d’allocation de financement, il est clair que le financement, ou le manque de financement, ne constituent pas la source du problème, et ce, malgré les affirmations prétendant le contraire.
Comme c’est le cas pour les ASD (administrations scolaires de district), la CSFN a la prérogative d’attribuer les postes d’enseignants dans son école de la manière qu’elle juge appropriée.
De plus, au moment d’écrire ces lignes, le ministère n’a pris position ni pour ni contre un programme de maternelle à temps plein pour le Nunavut et il est à évaluer les mérites et la faisabilité d’un tel changement au niveau des programmes.
Une initiative de cette envergure pour l’ensemble du territoire doit faire l’objet d’une étude approfondie et les leçons apprises dans les autres provinces et territoires doivent également être prises en compte avant d’en arriver à la décision de faire une recommandation en ce sens.
John MacDonald
Sous-ministre adjoint de l’éducation


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