Elles ne sont pas comme la loi 101.
Les lois sur la langue du gouvernement du Nunavut comparées àcelles du Québec
Le projet de loi du gouvernement du Nunavut, spécialement l'Acte de la protection de la langue inuit, est déjà comparé à la très connue loi 101 du Québec.
La loi 101, aussi connue sous le nom de Charte de la langue française, fait du français la langue prédominante dans presque tous les aspects de la vie au Québec.
Le projet de loi du Nunavut, qui vise à rehausser le statut de la langue inuit, est moins restrictif que la loi 101 du Québec.
Voici une comparaison rapide :
Un statut de langue officielle.
L'Acte de langue officielle proposé ferait en sorte que la langue inuit, l'anglais et le français seraient les langues officielles du Nunavut, avec un statut , des privilèges et des droits égaux pour chaque langue.
Au Québec, la Charte de la langue française stipule que le français seul est la langue officielle de la province. Le français jouit de ce statut officiel exclusif depuis 1974, alors que le premier ministre Robert Bourassa promulguait la loi 22, la loi sur la langue officielle.
Ce statut était renforcé par la loi 101, passée par le premier ministre René Lévesque du Parti Québécois en 1977. Cette loi créait la première Charte de la langue française du Québec.
L'affichage public
Dans l'Acte de protection de la langue inuit du Nunavut, tout organisme public ou privé doit utiliser la langue inuit dans son affichage, mais peut aussi utiliser d'autres langues. La langue inuit doit au moins être égale en importance comparativement aux autres langues.
Au Québec, la texte de langue française dans l'affichage doit être prédominant de manière significative. Un amendement ajouté à la loi 101 depuis 1993 dit que le texte français doit être au moins deux fois plus gros que le texte utilisé dans une autre langue.
La version 1977 de la loi 101 statue que seul le français peut être utilisé dans l'affichage public et a banni l'utilisation de l'anglais dans la plupart des situations. Mais après que la Cour Suprême du Canada et le Comité des droits de la personne aux Nations-Unies aient déclaré cette version en violation des droits de la personne, la loi a été changée en 1993.
L'application
Au Québec, un organisme gouvernemental appelé l'Office québécois de la langue française veille à l'application de la loi. Cet organisme peut inspecter les commerces, effectuer des enquêtes et imposer des amendes allant jusqu'à 7000$ pour violation de la loi.
Au Nunavut, le commissaire de la langue voit à l'application de l'acte de loi. Les amendes vont jusqu'à 1000$ pour les individus et 5000$ pour les corporations.
La langue en milieu de travail
L'Acte de protection de la langue du Nunavut garantit que la langue inuit doit être la langue de travail dans les édifices gouvernementaux, et que la plupart des organismes privés et publics sont requis de procurer un service en langue inuit. Mais on ne parle pas de la langue que les gens sont tenus de parler au travail.
Au Québec, tous les lieux de travail de plus de 50 personnes doivent s'enregistrer avec l'Office de la langue française et tous ceux de plus de 100 employés doivent former un comité de francisation et se soumettre à une longue liste de restrictions bureaucratiques sur l'utilisation de langues autres que le français.
L'éducation
Au Nunavut, tout parent avec enfant en âge scolaire a le droit de faire instruire son enfant dans la langue inuit. Les lois proposées ne restreignent pas l'instruction en anglais et en français, et les francophones ont droit à une instruction en français.
Au Québec, la langue d'instruction au primaire et au secondaire est le français, sauf pour les enfants dont les parents ont reçu leur éducation en anglais au Canada. Les enfants d'immigrants récents doivent faire instruire leurs enfants en français.
Au Nunavik, la langue d‘instruction est l'inuktitut, mais la commission scolaire de Kativik doit aussi poursuivre comme objectif l'enseignement du français comme langue d'instruction pour que les élèves qui graduent des écoles soient capables dans le futur, s'ils le désirent, de poursuivre leurs études dans une école, un collège ou une université français ailleurs au Québec.



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